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Tenir un journal en rétablissement : noter le déclencheur avant le verdict

KintsuLabs TeamPratique de rétablissement
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Un journal de rétablissement peut dérailler. Il devient une longue confession que l'on évite, ou un endroit où l'on se juge après une journée difficile.

Donnez-lui une tâche plus petite : saisir le déclencheur avant que la mémoire réécrive l'histoire.

Une entrée doit être assez courte pour revenir

Une entrée utile peut tenir en quatre lignes :

  • heure et lieu
  • sensation dans le corps
  • déclencheur ou situation
  • prochaine action plus sûre

Exemple : 20 h 15, chambre, poitrine serrée, dispute avec un ami, envie 6/10, douche d'abord puis message au binôme de soutien. C'est court, mais le lendemain peut s'en servir.

Écrire le contexte avant la conclusion

Après un écart, la phrase la plus dangereuse est souvent un verdict sur soi : je n'ai aucune discipline, j'ai tout gâché, je recommence toujours.

Le journal doit ralentir ce verdict. Notez ce qui s'est passé avant de décider ce que cela signifie. Sommeil, faim, solitude, conflit, ennui, exposition à des signaux : tout cela compte.

Ce que les études permettent de dire

Les recherches sur l'écriture dans les contextes de troubles liés à l'usage de substances restent plus limitées que les affirmations courantes. Une étude sur l'écriture expressive avec des femmes dépendantes aux drogues la présente comme un adjuvant bref, peu coûteux, qui mérite d'autres travaux. Des études sur le journal de psychologie positive en rétablissement se sont surtout intéressées à la faisabilité, l'acceptabilité et les premiers résultats.

La conclusion prudente est donc simple : tenir un journal peut aider à réfléchir et repérer des motifs. Cela ne traite pas l'addiction à lui seul.

Où Reclaim peut aider

Reclaim permet d'écrire des entrées de journal avec des tags, d'associer l'humeur aux check-ins et de revoir les déclencheurs dans le temps. C'est utile si vous perdez le contexte après une pulsion ou un écart.

N'utilisez pas un journal comme substitut aux soins. Si l'écriture réactive des souvenirs traumatiques, des idées suicidaires, un sevrage dangereux ou une détresse sévère, arrêtez et contactez un médecin, un thérapeute, les urgences ou une ligne de crise. Reclaim ne remplace pas un plan de soins.

Un exercice de sept jours

Pendant sept jours, écrivez une entrée après le moment le plus risqué de la journée. Moins de cinq minutes. À la fin, cherchez un signal répété.

Changez une chose avant que ce signal revienne.

Sources

Sources consultées le 9 juin 2026 :